
lasemaine dernière, j’ai participé à une conférence qui m’a profondément marqué·e : GetReady4Europe Enlargement Through Education: Ukraine’s Path to Europe, tenue dans le cadre des European Business Summits.
Autour de la table : des représentants de la Commission européenne, des gouvernements ukrainien et polonais, des experts, des éducateurs. Mais surtout, une conviction commune — l’éducation n’est pas un secteur parmi d’autres. C’est une infrastructure stratégique.
Former des citoyens, pas seulement des diplômés
Au cœur des débats, une question centrale :
comment préparer une génération capable de porter la reconstruction post-guerre de l’Ukraine tout en ancrant ce pays dans l’Europe ? La réponse ne passe pas uniquement par des réformes institutionnelles. Elle passe par les gens-enseignants, étudiants, professionnels, communautés locales.
Le concept d’« Euro-professionnels » est apparu comme une piste concrète : des femmes et des hommes qui conjuguent identité ukrainienne et maîtrise des standards européens — état de droit, redevabilité, durabilité, bonne gouvernance.
De la parole aux actes
Ce qui m’a le plus frappé·e, c’est le refus du discours creux. Les discussions ont rapidement glissé vers l’action : programmes de reconversion, soutien renforcé aux enseignants et aux universités, engagement des communautés, apprentissage tout au long de la vie, et une approche structurée dite « Education for Accession ».
L’Ukraine n’attend pas. Elle avance — par l’éducation, par les valeurs, par les gens.
Pourquoi ça me tient à cœur
Croire en l’Europe, c’est aussi croire que l’élargissement est une chance, pas une menace. C’est reconnaître que l’intégration ne se décrète pas — elle se construit, dans les classes, dans les universités, dans chaque programme de formation qui donne à une personne les moyens de peser sur son avenir.
Cette conférence l’a réaffirmé avec force.
L’avenir de l’Ukraine en Europe est déjà en train de se faire.
