
Ce samedi 28 février 2026, l’Iran a subi une série de frappes d’ampleur menées conjointement par les États-Unis et Israël, marquant une escalade majeure au Moyen-Orient. Les bombardements ont visé des objectifs militaires et des sites présentés par Washington et Tel-Aviv comme liés aux capacités stratégiques iraniennes. L’attaque a été suivie, en quelques heures, d’une riposte iranienne dirigée notamment contre des positions américaines dans plusieurs pays de la région, entraînant une vague d’alertes sécuritaires et de perturbations du trafic aérien.
Une opération annoncée comme “sans précédent”
Selon le direct de RTL Info, l’offensive américano-israélienne est décrite comme “décisive” et “sans précédent”, et Israël affirme avoir conduit le plus grand raid aérien de son histoire, mobilisant environ 200 avions contre près de 500 cibles. Les frappes ont été rapportées dans plusieurs zones, dont Téhéran, avec des impacts décrits comme importants sur des infrastructures du régime.
D’après Reuters, l’opération a impliqué des moyens aériens et maritimes, et s’inscrit dans un contexte de tensions extrêmes autour des programmes iraniens (nucléaire et missiles) et de la posture américaine dans le Golfe.
Bilan humain provisoire : plus de 200 morts, des centaines de blessés
Le Croissant-Rouge iranien a communiqué un premier bilan de 201 morts et 747 blessés, indiquant que 24 provinces (sur 31) auraient été touchées et que les secours étaient en état d’alerte. Ces chiffres restent provisoires et susceptibles d’évoluer à mesure que l’accès aux zones visées se précise.
L’incertitude autour du sort d’Ali Khamenei alimente la guerre de l’information
Autre point central de la journée : le sort du guide suprême Ali Khamenei. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu’il existait “de nombreux signes” suggérant que Khamenei “n’est plus”, après des frappes contre un complexe associé au pouvoir iranien, sans confirmation indépendante définitive.
En face, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé à NBC News que Khamenei était vivant “autant que je sache”, qualifiant les récits adverses de guerre psychologique. Cette divergence entretient une forte volatilité politique et médiatique.
Riposte iranienne : des bases américaines visées dans le Golfe
Dans la foulée, l’Iran a annoncé une riposte visant notamment des bases américaines dans plusieurs États de la région, selon des informations relayées par des médias internationaux. La situation a entraîné des alertes dans différents pays hôtes de forces américaines, tandis que des restrictions et fermetures temporaires d’espaces aériens ont été signalées.
Pressions diplomatiques et crainte d’un embrasement
Sur le plan international, les appels à la désescalade se multiplient. Le Royaume-Uni a déclaré n’avoir joué aucun rôle dans les frappes, tandis que la communauté internationale redoute une extension du conflit et des impacts économiques, notamment si les tensions se rapprochent des routes énergétiques du Golfe.
